Scottish Fold et Highland Flod.com

RECOMMANDATION POUR L'ELEVAGE

L’amélioration du cheptel est une préoccupation principale pour SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM. C’est pourquoi plusieurs actions sont menées conjointement. Le cheptel du scottish est insuffisant pour être amputé radicalement en supprimant tous les chats atteints d’une maladie ou tare. L’amélioration du cheptel et la suppression de certaines tares ou maladies se feront avec prudence et de manière réfléchie afin de ne pas diminuer le pool génétique de la race.

 

L’HOSTEOCHONDRODYSPLASIE

1.RECOMMANDATION CONCERNANT L’HOSTEOCONDRODYSPLASIE

Le principal objectif est d’élargir le pool génétique et de produire des chats sains et typés en même temps. L’élevage des scottishs demande de la rigueur et le respect des règles élémentaires d’élevage. Les recommandations suivantes découlent des différentes études vétérinaires et de l’expérience des pionniers de la race.Le mariage FOLD X FOLD est interdit.

Les Fold utilisés pour la reproduction doivent avoir la queue longue et souple, les pattes mobiles, le chat ne doit pas avoir de gène lors de la manipulation. La consanguinité est déconseillée. L’hostéocondrodysplasie donne des chats aux articulations courtes et cobby. C’est pour cette raison que les reproducteurs de format semi-cobby (comme indiqué dans le standard) seront préférés. Dans le monde, la méthode la plus utilisée par les éleveurs est une combinaison de linebreeding (mariage Fold X Straight) et d’outcrossing avec le British shorthair, l’américain shorthair et le persan (Seul le mariage avec le british est reconnu en France).

Si une lignée d’un excellent patrimoine génétique a produit des chatons avec des queues, les pattes présentant des anomalies, le patrimoine de la lignée peut être conservé en utilisant un straight de cette lignée. L’hostéocondrodysplasie pourrait avoir des causes plurifactorielles ce qui conduit à préconiser à tous les propriétaires et éleveurs : · Les scottishs doivent être manipulés régulièrement afin de vérifier la souplesse de la queue et des articulations.

Eviter l’obésité qui peut être un facteur aggravant. Les scottishs doivent pouvoir faire de l’exercice, les propriétaires et éleveurs s’assureront donc qu’ils ont l’espace et le matériel nécessaires pour jouer, grimper, courir… Les scottish doivent être nourries avec des produits équilibrés.

2.LOCALISATION DU GENE Fd SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM

encourage ses adhérents à participer aux « FOLD PROJECT ». Plusieurs prélèvements ont été envoyés au laboratoire. La localisation du gène « fd » permettra une meilleure connaissance du gène et son implication dans la transmission de l’hostéocondrodysplasie. L’aboutissement de cette étude aura des conséquences sur l’élevage car elle permettra d’identifier génétiquement les fold des straight ce qui améliorera la traçabilité des lignées.

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3.LOCALISATION DU GENE RESPONSABLE DE L’HOSTEOCHONDRODYSPLASIE

L’ hostéocondrodysplasie est une maladie méconnue. La présence de polygènes et ou de QTLs délétères aggravants n’a jamais été démontrée. Ainsi, la cause de la variabilité des lésions et des troubles locomoteurs observée chez les Scottish Fold hétérozygotes reste à expliquer et pourrait être le sujet d’une thèse vétérinaire. Les premiers traitements vétérinaires sont mentionnés dans « contribution aux génotype du scottish fold ». Une étude pourrait contrôler leur utilité.

4.CONTROLE RADIOGRAPHIQUE ET VALORISATION DES REPRODUCTEURS

La « CONTRIBUTION A L’ETUDE DU PHENOTYPE CHEZ LE SCOTTISH FOLD » a démontré grâce à des radiographies qu’il est possible de visualiser et de classer les anomalies ostéo-articulaires des scottish folds. Dans les races canines atteintes de dysplasie, les éleveurs sélectionnent grâce à des radiographies les reproducteurs les moins atteints afin d’améliorer le cheptel. Cette méthode de sélection, parfois contestée, doit être définie et codifiée pour que les résultats soient interprétés de la même façon. Peut être serait il judicieux d’adapter cette méthode de sélection aux scottish ?

La faisabilité de cette adaptation ainsi que sa mise en place pourraient être proposées comme sujet d’une thèse vétérinaire. SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM recommande de faire tester génétiquement, pour la mutation PKD1, tous les scottishs devant être mis à la reproduction.
Le résultat du test PKD1 obtenu, il est très fortement déconseillé de faire reproduire un chat porteur de la mutation PKD1 ou chez lequel des kystes ont été observés en échographie des reins.

Cependant, si un chat porteur présente un excellent patrimoine génétique (lignée, conformation, type, couleur). Dans ce cas uniquement, un mariage avec un individu sain peut être envisagé. L’obtention de chatons de grande qualité et sains permettra de poursuivre la lignée. Tous les chatons devront être testés génétiquement pour la mutation PKD1. Les chatons atteints (aussi appelés porteur) seront écartés de la reproduction. Le parent porteur sera lui aussi retiré de la reproduction afin qu’il ne transmette plus la maladie. Afin d’encourager le dépistage des reproducteurs, SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM a établi un partenariat avec le laboratoire Génindexe afin que ses membres bénéficient de tarifs préférentiels.

LE HCM

Etant donné que le dépistage génétique n’est pas fiable pour le scottish, le coût des échographies, que l’age de reproduction se situe généralement entre 1 et 8 ans, il apparaît nettement que le dépistage du HCM ne peut être généralisé dans l’état actuel de la recherche, mais appliqué aux lignées identifiées avec certitude.

Dans le cadre de l’élevage du scottish un programme de dépistage doit être mis en place si des cas de HCM (attestés par autopsie ou examens vétérinaires) sont détectés dans une lignée. Les chats atteints seront écartés de la reproduction. Un chat dont les frères et sœurs ou les parents sont mort de HCM (attesté par autopsie) doit être considéré à risque et être dépisté pour le HCM.

LA SURDITE CHEZ LE CHAT BLANC

Ce paragraphe rappelle les méthodes utilisées par les éleveurs de chats blancs (Angora turc, Persan, Orientaux…) : pour diminuer l’incidence de la tare grâce à des principes de sélection simples.

Eviter l’homozygotie : en évitant les mariages blanc x blanc qui sont des mariages à risque. Toutefois, le mariage blanc x coloré ne met pas totalement à l’abri de l’apparition de chatons sourds.

Compte tenu des différences entre lignées, il serait bon de retirer de la reproduction un animal (mâle ou femelle) qui donne un pourcentage élevé de chatons sourds. Afin d’obtenir des scottish blancs aux yeux bleus, on préférera produire des chats blancs qui masquent le colorpoint (Ww-CsCs).

Programme d’élevage détaillé sur demande à SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM.

Références:

CARTER, C.O. and FAIRBANK, T.J. (1974) The Genetics of locomotor disorders, Oxford University Press, London.

DREW, R.A. and JACKSON, O.F. (1975) In preparation.

DYTE, C.E. and TURNER, P. (1973), Cat Genetics News Letter 2, (5) 112.

JACKSON, O.F. (1974), F.A.B. Bulletin 14, (1), 4.

JACKSON, O.F. (1974), Proceedings of the Netherlands Small Anim. Vet. Assoc., p.21.

ROSS, M.A. (1974), The Scots Magazine, p. 550 (Aug.)

Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, service d’imagerie médicale : www.vet-lyon.fr


Lyons LA et al. Feline polycystic kidney disease mutation identified in PKD1. J Am Soc Nephrol. 2004 Oct;15(10):2548-55

Site internet du LOOF: http://loof.asso.fr/loof/racine/

Virginie BERNEZ épouse BALANDRAUD, Contribution à l’étude du phénotype chez le scottish fold

The UC Davis scoolof veterinary medicine, fold project. Validé par le conseil d’administration de SCOTTISH FOLD ET HIGHLAND FOLD.COM JANVIER 2009

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